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France / Espagne: Des mémoires transfronalières

Le LFM: un lieu de mémoire

Le LFM: un lieu de mémoire?

“Quand j’étais petit, étudier au lycée français avait une connotation très libérale, était une manière de s’opposer au conservatisme ambiant.” “J’ai été élève du lycée de 1970 à 1982 de même que mes sœurs, et même mon père et ma mère étaient élèves du lycée. Alors c’est une tradition familiale, et je suis assez fier d’avoir étudié au lycée.” « Mes parents ont étudié au LFM mais ils ont cinq ans de différence et ne s’y seraient pas connus. Ils y ont été scolarisés pour des raisons un peu idéologiques mais surtout logistiques, parce qu’ils habitaient tout près du lycée.” “Nous vivions à côté du lycée français, donc oui, au départ nous avons été scolarisé au LFM plutôt pour des raisons logistiques ; en même temps, nous ne sommes pas une famille catholique, et comme la grande majorité des écoles en Espagne à cette époque étaient catholiques, cela avait un sens de nous scolariser dans un établissement laïque.” “Nous évoquons souvent le passé…au sujet du lycée ; je parle avec Lucia et Hugo de mes années au lycée. Avec ma sœur qui travaille avec moi, c’est la même chose. Et les enfants de ma sœur vont aussi étudier au LFM. C’est toute la famille. On évoque le passé mais surtout au sujet du lycée.”

Famille RB; Fernando, (le père)

La abuela de Paul (alumno) y la madre de Edouard (padre), fue profesora de Español Intermedio en el LFM y posteriormente la primera profesora y fundadora de la sección ES en el Liceo Francés de Madrid. Me contó como los alumnos y profesores tenían prohibido sacar libros del colegio, porque podían ser detenidos por llevar libros que hablaran de Democracia y libertades individuales.

Famille Su; Marie-France, (la grand-mère)

Alicia (la grand-mère) a vécu en France où elle a étudié chez les bonnes sœurs. Dans ce pays, elle y a trouvé l’amour et y a passée une grande partie de sa vie. Son attachement à la culture française est tel que, quand elle est rentrée en Espagne avec son mari, elle a inscrit son fils au Lycée français de Madrid pour qu’il puisse avoir une éducation française et bilingue. Encore aujourd’hui, Alicia essaye de réapprendre le français, car avec l’âge elle l’a un peu oublié : “Entender el francés todavía lo consigo pero escribirlo ya es muy difícil para mí ya que hago muchas faltas de ortografía.”.
Elizabeth (la mère) est française, originaire de Paris, et très attachée aux valeurs véhiculées par la France ; c’est donc tout naturellement que, arrivée en Espagne avec son mari (le fils d’Alicia), elle mit sa première fille au Lycée Français de Madrid… l’ancienne école du père. Elle est maintenant elle-même institutrice au LFM.
Alicia Clara, la fille cadette, a deux nationalités, espagnole et française, a vécu une partie de son enfance à Paris, ville natale de sa mère, et étudie actuellement au LFM, comme ses sœurs et son père avant elle, c’est une sorte de tradition.

Famille CR; Alicia Clara (la fille), Elizabeth (la mère), Alicia (la grand-mère paternelle)

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